Accueil Actualités Comment maintenir son site WordPress à jour sans prise de tête ?

Site internet

Comment maintenir son site WordPress à jour sans prise de tête ?

12–18 minutes

Une mise à jour WordPress protège votre site, améliore ses performances et vous donne accès aux nouvelles fonctionnalités du CMS. Dans ce guide, nos experts vous expliquent comment faire chaque mise à jour du cœur, des thèmes et des extensions, que ce soit en un clic, en mode automatique ou manuellement.

Pourquoi faire la mise à jour de votre site WordPress ?

WordPress est un logiciel open source qui évolue en permanence. Chaque année, plusieurs versions sortent, avec des correctifs mineurs et des évolutions majeures. Ignorer ces mises à jour WordPress revient donc à naviguer avec une coque fissurée.

La sécurité avant tout

D’abord, la mise à jour sert à corriger des failles de sécurité. WordPress fait tourner une très grande partie des sites web dans le monde. Par conséquent, les pirates le visent en priorité. Un plugin obsolète ou un ancien thème reste souvent la porte d’entrée d’une attaque. Ainsi, chaque nouvelle version bouche des failles déjà connues et publiées. C’est d’ailleurs l’une des bonnes pratiques rappelées par Cybermalveillance.gouv.fr.

Compatibilité et performance

Ensuite, les mises à jour garantissent la compatibilité entre le cœur de WordPress, vos extensions et la version PHP de votre serveur. En effet, un plugin récent peut demander une version minimale de WordPress ou de PHP, comme l’indique la configuration requise publiée par WordPress.org. De plus, chaque release apporte des optimisations qui accélèrent le chargement des pages. Un site plus rapide offre une meilleure expérience aux visiteurs et un meilleur référencement SEO sur Google.

Les nouvelles fonctionnalités

Enfin, une version majeure ajoute souvent de nouveaux outils : blocs Gutenberg, options d’édition complète du site, améliorations de l’interface d’administration… Vous profitez donc d’une évolution fonctionnelle sans développement supplémentaire.

Mise à jour mineure ou majeure : quelle différence ?

WordPress distingue deux types de mises à jour :

  • La mise à jour mineure (par exemple 6.4.1 vers 6.4.2) : elle contient des correctifs de sécurité et de bugs. WordPress l’installe automatiquement par défaut.
  • La mise à jour majeure (par exemple 6.4 vers 6.5) : elle apporte de nouvelles fonctionnalités. Elle demande donc plus d’attention, car elle risque de créer des conflits avec vos plugins.

Quand faire une mise à jour WordPress ?

La règle de base est simple : mettez à jour votre site dès qu’une nouvelle version est disponible. Toutes les mises à jour ne demandent cependant pas le même niveau de réactivité.

Correctifs de sécurité : sans attendre

Une mise à jour mineure corrige souvent une vulnérabilité déjà rendue publique. Une fois la faille connue, des robots parcourent les sites internet pour l’exploiter. Dans cette situation, chaque jour de retard expose votre site. Appliquez donc ces correctifs en priorité, idéalement sous 24 à 48 heures.

Nouvelle version de WordPress : patientez quelques jours

Pour une grosse release, la prudence paie. Les premiers jours, certaines extensions ne sont pas encore compatibles et des bugs remontent du terrain. WordPress publie d’ailleurs souvent un correctif (x.x.1) dans les semaines qui suivent. Attendre quelques jours, sans dépasser deux à trois semaines, vous laisse le temps de consulter les retours des utilisateurs sur le blog officiel WordPress News et sur le forum de support.

Choisissez le bon créneau

Le processus de mise à jour place votre site en mode maintenance pendant quelques secondes à quelques minutes. Sur un site e-commerce ou un site à fort trafic, programmez l’opération à un moment calme : tôt le matin ou en soirée. Évitez en revanche le vendredi soir : si un problème survient, vous devrez le corriger pendant le week-end.

Avant la mise à jour : les étapes de préparation

Avant de lancer la mise à jour, prenez quelques minutes pour préparer le terrain. C’est la meilleure façon d’éviter les mauvaises surprises.

Étape 01 – Effectuer une sauvegarde complète

Une sauvegarde complète comprend deux éléments : les fichiers du site et la base de données. Pour sauvegarder votre site, plusieurs solutions existent :

  • un plugin comme UpdraftPlus, qui crée une archive et l’envoie vers un stockage externe ;
  • l’outil de sauvegarde de votre hébergeur, disponible dans le panneau de contrôle ;
  • une copie manuelle via un client FTP et un export de la base depuis phpMyAdmin.

Attention : conservez toujours une copie hors du serveur. Si votre hébergement tombe, vous pourrez quand même restaurer vos données.

Étape 02 – Vérifier la compatibilité

Ensuite, consultez la page de chaque extension sur WordPress.org. Vérifiez la mention « Testé jusqu’à la version… ». Contrôlez également la version PHP de votre serveur. WordPress recommande aujourd’hui PHP 8.x. Si votre hébergeur propose encore une ancienne version, mettez-la à jour depuis votre espace client.

Étape 03 – Tester sur un environnement de préproduction

Sur un site e-commerce ou un site à fort trafic, testez la mise à jour sur une copie de préproduction. Beaucoup d’hébergeurs WordPress proposent cette option en un clic. Ainsi, vous détectez les bugs sans impacter vos visiteurs.

Mises à jour WordPress : l’ordre à respecter

Faut-il commencer par WordPress ou par les plugins ? Voici l’ordre que nous recommandons chez Pilot’in :

1. Les plugins : ils contiennent souvent des correctifs prévus pour la nouvelle version du cœur.

2. Le cœur de WordPress : vous installez ensuite la nouvelle version.

3. Les thèmes : mettez à jour le thème parent. Votre thème enfant conserve vos modifications.

Après chaque mise à jour, vérifiez que le site fonctionne correctement. Ensuite, passez à l’étape suivante. Si un problème survient, vous identifiez ainsi tout de suite l’élément en cause.

Comment faire la mise à jour depuis le tableau de bord WordPress ?

C’est la méthode la plus simple, idéale pour un débutant. Connectez-vous à l’administration WordPress, puis suivez ces étapes :

  1. Dans le menu, cliquez sur Tableau de bord > Mises à jour.
  2. Si une nouvelle version est disponible, WordPress affiche un message en haut de l’écran.
  3. Cliquez sur le bouton Mettre à jour maintenant.
  4. WordPress active le mode maintenance, télécharge les fichiers puis installe la mise à jour.
  5. Une fois la mise à jour terminée, un écran de bienvenue présente les nouveautés.

Pour mettre à jour vos plugins, rendez-vous dans la même section. Sélectionnez les extensions concernées, puis cliquez sur « Mettre à jour les extensions ». Le processus reste identique pour les thèmes.

Pensez enfin à vider le cache de votre plugin de cache et de votre navigateur. Sinon, vous risquez de voir une ancienne version de vos pages.

Comment activer la mise à jour automatique ?

Depuis WordPress 5.5, vous pouvez gérer les mises à jour automatiques directement depuis l’interface.

Pour les plugins et les thèmes

Dans Extensions > Extensions installées, un lien « Activer les mises à jour automatiques » s’affiche sur chaque ligne. Il suffit de cliquer dessus. Pour les thèmes, ouvrez Apparence > Thèmes, sélectionnez un thème, puis activez la même option.

Pour le cœur de WordPress

Par défaut, WordPress installe automatiquement les mises à jour mineures. Pour activer aussi les versions majeures, allez dans Tableau de bord > Mises à jour. Cliquez ensuite sur « Activer les mises à jour automatiques pour toutes les nouvelles versions de WordPress ».

Vous pouvez aussi modifier le fichier wp-config.php, situé à la racine du site. Ajoutez cette ligne de code :

define( 'WP_AUTO_UPDATE_CORE', true );

À l’inverse, la valeur false désactive toutes les mises à jour automatiques du core.

Automatique : bonne ou mauvaise idée ?

La mise à jour automatique fait gagner du temps. Cependant, elle se lance sans votre contrôle. Sur un blog simple, elle reste pratique. En revanche, sur un site e-commerce sous WooCommerce, nous la déconseillons pour les versions majeures. Un conflit entre deux plugins peut casser le tunnel de commande sans que vous le sachiez.

Mettre à jour WordPress manuellement via FTP

Parfois, la mise à jour en un clic échoue. Dans ce cas, la mise à jour manuelle devient nécessaire. Elle demande un peu plus de technique, mais reste accessible. Voici les étapes à suivre.

  1. Sauvegardez votre site : fichiers et base de données, sans exception.
  2. Téléchargez la dernière version de WordPress depuis le site officiel, puis décompressez le fichier zip sur votre ordinateur. Supprimez tout de suite le dossier wp-content de cette copie locale : vous n’en avez pas besoin, et vous éviterez ainsi de l’envoyer par erreur.
  3. Connectez-vous à votre serveur avec un client FTP comme FileZilla ou Cyberduck. Utilisez les identifiants fournis par votre hébergeur. Ouvrez ensuite le répertoire racine, nommé « public_html », « www » ou « htdocs » selon l’hébergeur.
  4. Renommez les dossiers wp-admin et wp-includes en wp-admin-old et wp-includes-old, plutôt que de les supprimer. En cas d’échec, il vous suffira de leur redonner leur nom d’origine pour revenir en arrière.
  5. Transférez le contenu du dossier WordPress décompressé vers la racine. Quand votre client FTP vous le demande, choisissez « Remplacer » pour les fichiers existants.
  6. Comparez wp-config-sample.php à votre wp-config.php. Si le nouveau package introduit un réglage spécifique, reportez-le dans votre fichier. Ce cas reste rare.
  7. Connectez-vous à l’administration. Si la base de données doit être mise à jour, WordPress vous redirige vers votresite.fr/wp-admin/upgrade.php : cliquez sur le bouton proposé.
  8. Vérifiez le bon fonctionnement de votre site, puis supprimez les dossiers wp-admin-old et wp-includes-old.

Pour mettre à jour un plugin manuellement, la méthode reste proche. Désactivez l’extension, puis renommez son dossier dans wp-content/plugins (par exemple mon-plugin devient mon-plugin-old). Transférez ensuite le nouveau dossier. Une fois le fonctionnement validé, supprimez l’ancien dossier. Pour un thème, la procédure se déroule dans wp-content/themes.

Le cas des thèmes et plugins premium

Certains thèmes et extensions payants ne figurent pas dans le répertoire officiel de WordPress. C’est souvent le cas des thèmes achetés sur ThemeForest ou des plugins intégrés à un thème. Résultat : WordPress ne vous signale pas toujours qu’une mise à jour existe.

Pour recevoir ces mises à jour dans le tableau de bord, activez votre clé de licence dans les réglages du thème ou de l’extension. Pour les achats ThemeForest, le plugin gratuit Envato Market se connecte à votre compte et permet de mettre à jour directement depuis l’administration.

Sans licence active, téléchargez la dernière version depuis votre compte client chez l’éditeur, puis transférez-la via FTP. Attention : un plugin premium sans licence valide ne reçoit plus de correctifs de sécurité. Sur le long terme, renouveler la licence reste la seule protection fiable.

Gérer les mises à jour avec WP-CLI

Vous gérez plusieurs sites WordPress ? Dans ce cas, WP-CLI vous fera gagner un temps précieux. Cet outil en ligne de commande s’utilise via un accès SSH à votre serveur. Voici les commandes principales :

  • wp core update : met à jour le cœur de WordPress ;
  • wp core update-db : met à jour la base de données ;
  • wp plugin update --all : met à jour toutes les extensions ;
  • wp theme update --all : met à jour tous les thèmes.

WP-CLI s’adresse plutôt aux profils techniques. Cependant, la plupart des hébergeurs l’installent par défaut. Consultez la documentation officielle de WP-CLI pour aller plus loin.

WordPress ne veut pas se mettre à jour : causes et solutions

Une mise à jour impossible ou un site cassé, ça arrive même aux meilleurs marins. Voici les erreurs les plus fréquentes et leurs solutions.

« Une autre mise à jour est en cours »

Ce message s’affiche quand une précédente mise à jour s’est interrompue. WordPress bloque alors le processus pendant 15 minutes environ. Si le blocage persiste, ouvrez phpMyAdmin. Dans la table wp_options, supprimez ensuite la ligne nommée « core_updater.lock ».

Le site reste bloqué en mode maintenance

Le message « Brièvement indisponible pour cause de maintenance planifiée » ne disparaît pas ? Pas de panique. Connectez-vous en FTP, puis supprimez le fichier .maintenance à la racine du site. Le site redevient accessible tout de suite.

Une erreur de permissions

Si WordPress vous demande vos identifiants FTP ou échoue à télécharger les fichiers, vérifiez les droits d’accès. Généralement, les dossiers utilisent la permission 755 et les fichiers la permission 644. Votre hébergeur peut corriger ce point si vous n’avez pas la main.

Le site est cassé après la mise à jour

Écran blanc, erreur critique, mise en page détruite ? La cause vient souvent d’un plugin incompatible. Voici la marche à suivre :

  1. Renommez le dossier wp-content/plugins en « plugins-old » via FTP. Tous les plugins se désactivent alors.
  2. Si le site revient, rétablissez le nom du dossier. Réactivez ensuite les extensions une par une pour repérer le coupable.
  3. Activez le mode debug dans wp-config.php avec define( 'WP_DEBUG', true ); pour afficher l’erreur exacte.
  4. En dernier recours, restaurez votre sauvegarde.

Vos personnalisations ont disparu

Après la mise à jour d’un thème, votre design n’est plus le même ? La raison est presque toujours identique : quelqu’un a modifié directement les fichiers du thème parent. La mise à jour remplace ces fichiers par les nouveaux et efface le code ajouté.

Pour éviter cette situation, deux options existent :

  • le CSS additionnel : pour de simples retouches de style, ajoutez votre code dans Apparence > Personnaliser > CSS additionnel, ou dans l’éditeur de site (onglet Styles) pour un thème bloc. Ce code est stocké à part et survit aux mises à jour ;
  • le thème enfant : pour modifier des gabarits ou ajouter des fonctions PHP, créez un thème enfant. Il hérite du thème parent tout en conservant vos modifications.

Vos personnalisations sont déjà perdues ? Récupérez-les dans votre sauvegarde : comparez les fichiers de l’ancien thème avec les nouveaux, puis reportez le code dans un thème enfant.

Revenir à une version antérieure

Une mise à jour casse une fonction essentielle et aucun correctif n’est encore disponible ? Vous pouvez revenir temporairement à la version précédente. Gardez en tête que ce retour doit rester provisoire : une ancienne version ne reçoit plus les correctifs de sécurité.

  • Pour une extension ou un thème, installez le plugin gratuit WP Rollback : il ajoute un lien « Rollback » dans la liste des extensions. Il vous suffit de cliquer dessus, puis de choisir la version voulue. Autre option : sur la page de l’extension dans le répertoire officiel, cliquez sur « Vue avancée », puis descendez jusqu’à la section « Versions précédentes » pour télécharger le fichier zip voulu. Il ne reste plus qu’à le transférer via FTP. En ligne de commande, wp plugin install nom-du-plugin --version=x.y.z --force fait la même chose.
  • Pour le cœur de WordPress, la méthode la plus sûre consiste à restaurer votre sauvegarde (fichiers et base de données). En effet, la mise à jour a pu modifier la structure des tables. Sans sauvegarde, téléchargez l’ancienne version sur la page des archives du site officiel, puis reprenez la procédure de mise à jour manuelle via FTP décrite plus haut. Avec WP-CLI, utilisez wp core update --version=x.y.z --force.

Vous ne trouvez pas de solution ? Le forum de support WordPress.org et le support de votre hébergeur restent de bonnes ressources. Vous pouvez aussi contacter le développeur du plugin concerné.

Déléguer la maintenance WordPress à une agence experte

Les mises à jour prennent du temps et comportent toujours un risque. C’est pourquoi beaucoup d’entreprises confient leur maintenance WordPress à des pros. Chez Pilot’in, nos 28 marins accompagnent les PME et ETI depuis 2013. Notre équipe gère vos mises à jour, vos sauvegardes, la sécurité et le dépannage en cas de bug.

Vous préférez garder la barre ? Notre organisme de formation, certifié Qualiopi, vous apprend aussi à gérer votre site WordPress en toute autonomie. Dans les deux cas, vous naviguez l’esprit tranquille.

Nos conseils pour une mise à jour WordPress réussie

Pour finir, retenez ces bonnes pratiques :

  • faites toujours une sauvegarde complète avant chaque mise à jour ;
  • vérifiez la compatibilité de vos plugins et de votre version PHP ;
  • respectez l’ordre : plugins, cœur, thèmes, puis traductions ;
  • testez les versions majeures sur un environnement de préproduction ;
  • contrôlez votre site après chaque mise à jour et videz le cache.

Une mise à jour WordPress bien préparée ne casse rien. Au contraire, elle renforce la sécurité, la performance et la longévité de votre site web. Alors, prêt à larguer les amarres vers la nouvelle version ?

Auteur de cet article

Romain

Chargé d’acquisition digitale depuis 4 ans chez Pilot’in, je teste de nombreuses stratégies de growth, des réseaux sociaux au SEO. Amateur d’automatisation et passionné de LinkedIn, j’expérimente chaque jour de nouveaux workflows sur n8n pour améliorer nos processus de production et d’idéation de posts.

Romain Lauro

Responsable Acquisition

Qui est Romain ?

D’autres articles sur le sujet

On discute ?